La Corée du Sud, pionnière de l'IA
Alors que l'IA suscite la méfiance ailleurs, la Corée du Sud l'intègre partout. Des postes frontières sans humain aux robots livreurs, l'IA fait partie du quotidien, soutenue par une volonté politique forte.
L'optimisme, mais des zones d'ombre
- POUR : Seuls 16% des Coréens sont plus inquiets qu'excités par l'IA (contre 50% aux États-Unis, selon Pew Research Center).
- POUR : Une majorité utilise l'IA au quotidien, comme assistant personnel ou au travail, pour faciliter leurs tâches.
- POUR : L'IA est un moteur de croissance économique et de modernisation pour le pays, selon le gouvernement.
- CONTRE : Le développement rapide éclipse souvent la réflexion sur les impacts sociaux, éthiques et politiques de l'IA.
- CONTRE : 64% craignent que l'IA ne supprime des emplois et exacerbe les inégalités, malgré l'optimisme.
- CONTRE : Des échecs concrets : manuels scolaires bourrés d'erreurs et risques de confidentialité des données en 2025.
Un choix stratégique national
Le gouvernement coréen, avec la loi AI Basic Act de 2024, a clairement opté pour la vitesse. En 2025, le Presidential Council on National AI Strategy a été créé pour propulser le pays parmi les trois premières puissances IA mondiales, en finançant massivement la recherche locale. Selon le Stanford AI Index 2026, 70% des Coréens privilégient l'innovation à la régulation.
3 leçons de Séoul pour le monde
- Adopter une stratégie nationale forte : le gouvernement coréen a investi massivement pour positionner l'IA comme moteur économique.
- Miser sur l'intégration quotidienne : l'IA est partout, des transports aux services publics, facilitant l'adoption citoyenne.
- Anticiper les freins sociaux : dialogue nécessaire entre industriels (Hyundai) et syndicats pour éviter les conflits liés à l'emploi.
« Parce que l'agenda national sur l'IA priorise le développement économique, il y a peu de réflexion sur les dimensions sociales, politiques, éthiques de la technologie. »
Chihyung Jeon · Professeur, KAIST
